La brigade équestre de l'AEV en forêt régionale de Bondy
La brigade équestre de l'AEV en forêt régionale de Bondy © Hellio - Van Ingen
Duo de scarabées en forêt régionale de Ferrières
Duo de scarabées en forêt régionale de Ferrières © Hellio - Van Ingen
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L'AEV, pour une région grandeur Nature !
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Les séquoias de l'allée des Lions en forêt régionale de Ferrières
Les séquoias de l'allée des Lions en forêt régionale de Ferrières © Hellio - Van Ingen

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3 questions à Stéphanie Cuenin, déléguée territoriale

28.01.20
Stéphanie Cuenin arpente le sud de la Seine-et-Marne depuis près de 10 ans. Représentant à lui seul la moitié de la surface de l’Île-de-France, ce département s'étend sur plusieurs régions naturelles, telles que la Brie ou le Gâtinais. Il constitue aussi bien un grenier, avec 60 % de sa superficie dédiés à l’agriculture, qu’un poumon vert, avec un quart de sa surface couvert de forêt. Un pied au bureau, un pied sur le terrain, notre déléguée territoriale agit au quotidien pour le cadre de vie des Franciliens. Elle tente de préserver le fragile équilibre entre la ville et la nature dans la « Région Capitale ». Rencontre.

S. Cuenin OK
Stéphanie Cuenin, Déléguée territoriale - Crédit Photo : AEV

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

Pendant longtemps, lorsqu’on me demandait : « Qu’est-ce que tu voudras faire plus tard ? », je répondais : « herboriste ». Mais ce métier, tel que je l’envisageais en tout cas, n’existait plus depuis bien longtemps ! M’étant toujours sentie proche de la nature et du vivant, j’ai orienté mes études vers la filière agricole. Bac ès Sciences agronomiques et Techniques en poche, plutôt que d’intégrer une prépa « agro », j’ai souhaité être paysagiste. J’aurais pu intégrer l’université Laval de Québec, mais j’ai finalement réorienté mes études dans le domaine de l’aménagement du territoire pour élargir ma cible : passer du particulier au commun - non au sens du banal, mais du collectif - et de l’espace privatif aux grands paysages.

J’ai finalisé mes études au Centre d’études supérieures d’aménagement (CESA) de Tours. C’était en 1997, un temps où Jean-Paul Pigeat, fondateur du Conservatoire international des parcs et jardins et du paysage et du Festival des Parcs et Jardins de Chaumont-sur-Loire, réussit la gageure de s’associer au CESA pour transmettre aux étudiants que nous étions toute la diversité du monde de l’entreprise et de la recherche, sous l’angle de l’environnement et du paysage.

Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

J’étais en poste à la Région Rhône-Alpes, déjà dans le domaine de la prospective, lorsque j’ai candidaté au poste de « chargée de mission, responsable territoriale » pour l’Agence des espaces verts. Je découvrais, dans le même temps, l’existence de cette structure régionale unique en son genre et la renommée nationale dont elle jouissait déjà en matière d’aménagement du territoire et de protection des espaces naturels. C’était une belle opportunité d’évolution dans mon parcours professionnel : de nouveaux enjeux, un contexte territorial complexe propre à la Région Île-de-France, de nouveaux champs de compétences et ce, en restant dans mes domaines de prédilection.

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

Mon travail est extrêmement riche et diversifié, grâce à la dynamique du territoire dont je m’occupe et la transversalité qu’il implique avec les autres directions de l’Agence. Il mêle bureau et terrain et se décline en trois missions principales :

  • La planification et la stratégie, tout d’abord, en relation directe avec les services de la Région et les collectivités territoriales. J’apporte mon expertise et participe à l’élaboration des différents documents « cadres » des politiques régionales (tels que le Schéma Directeur de la Région Île-de-France ou le Schéma Régional de Cohérence Écologique pour ne citer que ceux-là), ou des documents d’urbanisme, projets de territoire et autres plans règlementaires relatifs aux déplacements, au climat, à l’air, à l’énergie, aux circulations douces, aux espaces naturels sensibles...
  • La prospective territoriale, ensuite, qui s’exprime à travers la création de périmètres régionaux d’intervention foncière (PRIF) : sur ces secteurs identifiés, je suis l’interlocutrice privilégiée des élus et des différents partenaires locaux et je m’attache à y déployer les missions propres à l’AEV qui pourra, ensuite, être amenée à intervenir en tant que maître d’ouvrage ou maître d’œuvre. Les projets envisagés ou les actions conduites sont le résultat d’une conjugaison de compétences et d’expertises entre les directions de l’AEV. Je cherche à échanger avec tous pour aboutir à des résultats partagés, tout en veillant aussi à garantir l’intérêt des territoires.
  • L’ingénierie technique, enfin, puisque je suis en charge d’instruire les dossiers émanant des collectivités dans le cadre des appels à projets du « Plan Vert régional » qui vise à créer 500 nouveaux hectares d’espaces verts ou boisés d’ici 2021.

 

En résumé, c’est un travail passionnant de sensibilisation et d’ingénierie à apporter à l’ensemble des acteurs du territoire avec, en ligne de mire, la protection, la valorisation ou le développement des espaces naturels, agricoles et forestiers.

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