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Préserver la biodiversité : un enjeu majeur en Île-de-France

11.07.19
23% de toutes les espèces d’oiseaux, 25% des poissons, 47% des mammifères terrestres… pas moins de 8 millions d’espèces animales dans le monde sont menacées de disparaître dans la décennie à venir. Un bilan alarmant mis en lumière par le récent rapport de l’IPBES (ONU) qui a déjà des répercussions très concrètes sur notre environnement quotidien.

La faune et la flore assurent des services essentiels à l’échelle locale, dont l’être humain ne peut se passer. Région la plus peuplée de l’Hexagone, l’Île-de-France est rarement associée à un territoire propice à la biodiversité. Ce sont pourtant près de 1 500 espèces végétales et des milliers d’espèces animales qui ont été recensées (sans compter les champignons, les lichens…), dont certaines sont protégées à l’échelle nationale [1]. Soumise à une forte pression urbaine, un des enjeux majeurs pour la Région est de préserver ce capital naturel. La protection des milieux naturels, agricoles et forestiers, constituant des habitats clés pour la faune et la flore, en est un levier indispensable.

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 Grèbes huppés – Réserve naturelle régionale du Grand-Voyeux © AEV / Hellio - Van Ingen

Le vivant mis à mal par l’urbanisation

Selon l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme de la Région Île-de-France, ce sont 100 000 hectares de terres fertiles et de milieux naturels qui ont disparu en 50 ans pour laisser place au développement de l’agglomération parisienne. Un grignotage des terres équivalent à 10 fois la surface de Paris.

L’accroissement des villes, fractionnant les espaces et affaiblissant les écosystèmes qu’ils abritent, entraîne une réduction des aires vitales et des difficultés pour la circulation de la faune et la flore. L’objectif est donc de préserver des espaces naturels et des corridors écologiques, agricoles et forestiers, où la biodiversité peut se développer et circuler en toute quiétude.

L’urbanisation induit par ailleurs d’autres effets sur la biodiversité. À commencer par la lumière artificielle perturbant le vivant la nuit. À cela s’ajoute le bruit, mais aussi les pollutions de l’air et de l’eau, éléments conditionnant le développement de la faune et de la flore.

En adoptant une stratégie de cohérence territoriale visant à maîtriser l’urbanisation, il est possible de préserver la biodiversité. L’AEV participe pleinement à cette logique via le déploiement de divers outils. À travers une veille et des actions foncières, l’Agence des Espaces Verts contient l’étalement urbain et préserve les espaces naturels, agricoles et forestiers menacés. Plus de 40 000 hectares sous ainsi sous veille foncière, au sein des Périmètres régionaux d’intervention foncière (PRIF), principalement situés dans la Ceinture verte d’Île-de-France. Cette stratégie permet de préserver et de renaturer des espaces, pour en faire des poches de nature essentielles au maintien de la faune et de la flore franciliennes.

Mobilisons les leviers pour préserver la biodiversité

Pour l’entretien des espaces naturels et forestiers qu’elle gère, l’AEV recourt lorsqu’elle le peut à l’éco-pâturage, combinant gestion écologique et développement d’une activité agricole. Ce mode de gestion est assuré le plus souvent par des vaches, des moutons, des chèvres ou des chevaux. L’éco-pâturage protège le sol du tassement des machines qui auraient été utilisées pour un entretien traditionnel, préserve par la même occasion les insectes et les micromammifères et évite à la faune (et aux promeneurs !) d’être dérangée par les bruits mécaniques, le tout sans ajout d’intrants. Une gestion à la fois naturelle et maîtrisée, qui constitue un véritable bonus pour la biodiversité des milieux.

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 Eco-pâturage sur les coteaux de l’Aulnoye © AEV / Hellio - Van Ingen

Les terres agricoles constituent aussi des territoires propices au développement de la biodiversité. La diversité des cultures contribue à préserver la richesse des paysages agricoles, les espèces qu’ils abritent et leur circulation (continuités écologiques). Dans le cadre de ses actions de soutien à l’agriculture francilienne et selon les spécificités des territoires, l’AEV accompagne des agriculteurs pour concilier activité économique et préservation des ressources naturelles des sites.

La biodiversité nous rend de nombreux services

Son appauvrissement a un impact direct sur notre quotidien : production alimentaire, médicaments, matières premières (bois, fibres telles que le coton, le chanvre, la laine…), production d’oxygène…

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 © AEV

La biodiversité est à la base de nos systèmes alimentaires, à tous les niveaux : 6 000 espèces de plantes sont cultivées à des fins alimentaires, 40 espèces animales fournissent viande, lait et œufs [2]. Associés à cela, les oiseaux, les chauves-souris et les insectes contribuent à contrôler les parasites, les maladies, la biodiversité des sols et les pollinisateurs sauvages (papillons, abeilles…).

Dans le secteur de l'industrie pharmaceutique, on estime que 50% de notre pharmacopéeprovient de la diversité du vivant [3]. La biodiversité se révèle être aussi la source de 70% des médicaments anticancéreux, comme le dévoile le rapport de l’IPBES.

Bien que fortement impactée par le phénomène, la végétation constitue quant à elle un levier essentiel pour lutter contre le changement climatique et ses effets. Véritable puits de carbone, elle contribue aussi à créer un effet de fraîcheur, notamment en ville. Pour finir, elle participe activement à l’amélioration de notre qualité de vie, en offrant des espaces de respiration qui permettent à chacun de se ressourcer, se promener ou encore pratiquer une activité sportive.

Préserver la biodiversité dans son ensemble : des leviers existent

Un des enjeux majeurs est de conserver les milieux dans lesquels la faune et la flore se développent mais également de les connecter (continuités écologiques). Les efforts de maintien de la Ceinture verte d’Île-de-France, zone de tension située à cheval entre la petite et la grande couronne, visent, notamment dans le cadre du Schéma Régional de Cohérence Écologique (SRCE), à permettre à la faune de se déplacer, de même qu’aux Franciliens pour leurs déplacements quotidiens en modes « doux ». Grâce à la mise en place d’outils fonciers, d’actions d’aménagement, d’entretien et de préservation au sein de cette Ceinture verte, l’AEV est au cœur de la stratégie territoriale francilienne.

Au quotidien, des travaux de restauration des milieux naturels sont menés. Ils permettent par exemple d’éviter le comblement progressif des mares, lié à l’accumulation de matières organiques et de conserver ces milieux essentiels pour diverses espèces d’amphibiens protégées ou encore de rouvrir des zones de prairies ou de landes très riches sur les plans floristique et faunistique.

Des études et des suivis écologiques sont également réalisés au sein des différents sites gérés par l’AEV pour évaluer l’évolution des habitats naturels et les éventuelles actions à déployer pour leur conservation. Ces données permettent également d’identifier les sites remarquables et de les classer en Réserves naturelles régionales. Sur les 12 existantes en Île-de-France, 5 d’entre elles sont aujourd’hui gérées par l’AEV. Dans la même logique, l’Agence des Espaces Verts anime 3 sites Natura 2000.

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 Ces dernières années, les populations de moineaux diminuent fortement ©unsplash

Les espèces rares ou protégées ne sont pas les seules touchées. Aujourd’hui, ce déclin s’observe partout, y compris pour la biodiversité dite ordinaire. Selon la Ligue Protectrice des Oiseaux (LPO), 3 moineaux sur 4 ont disparu de la capitale en 13 ans seulement (période : 2003-2016). L’action de l’AEV ne se limite pas à la protection de certaines espèces, mais participe aussi pleinement à la préservation et au maintien de la biodiversité dite “commune”.

Renouée du Japon, le Laurier cerise ou encore le Buddleïa… Souvent méconnues, les espèces invasives concurrencent les espèces autochtones. La rapide propagation de ces espèces dites « exotiques envahissantes » au sein des espaces naturels et forestiers est notamment accentuée par les dépôts de déchets verts. Pour limiter cette expansion, l’AEV assure un suivi des espèces locales et la gestion des milieux dans lesquels elles évoluent, dans le but de les préserver.

Mises en place en partenariat avec les acteurs locaux, les actions de l’AEV prennent ainsi tout leur sens dans la préservation de la biodiversité francilienne.L’Agence des Espaces Verts de la Région Île-de-France s’inscrit pleinement et ce depuis plus de 40 ans maintenant, dans les dynamiques actuelles de préservation de la faune et de la flore régionales, qu’elles soient remarquables ou ordinaires. Une expertise contribuant concrètement à maintenir l’ensemble des services essentiels que la nature nous offre au quotidien.

[1] http://www.arb-idf.fr/sites/arb-idf/files/document/ressources/chiffres-clefs-la-biodiversite-en-ile-de-france.pdf
[2] http://www.fao.org/news/story/fr/item/1181464/icode/
[3] Ensemble des médicaments
[4] https://www.senat.fr/rap/r07-131/r07-13117.html 

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