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La brigade équestre de l'AEV en forêt régionale de Bondy © Hellio - Van Ingen
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Les séquoias de l'allée des Lions en forêt régionale de Ferrières © Hellio - Van Ingen

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Vos questions, nos réponses : l’intérêt du bois mort dans les forêts régionales

23.11.18
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« Bonjour à toute l’équipe de l’Agence des espaces verts, 

En me promenant en forêt régionale de Rosny aujourd’hui, j’ai remarqué quelques arbres couchés ou encore debout, qui avaient l’air en bien mauvais état. Ils étaient creusés par des cavités ici-et-là. Et, en regardant à l’intérieur de celles-ci, j’ai pu voir des insectes se balader.


Si vous ne les ramassez pas, c’est bien qu’il doit y avoir une raison ! Mais laquelle ?

Bien à vous,

Catherine de Rosny-sur-Seine »

Bonjour Catherine,

Couchés ou encore debout, les arbres morts continuent à jouer un rôle essentiel pour la biodiversité. Leur fonction d’alimentation et d’habitation pour la faune et la flore font d’eux des chaînons majeurs des écosystèmes forestiers.

Les arbres vieillissant sont d’abord la cible de certaines "entités" telles que les champignons, les insectes, les gastéropodes et les oiseaux comme les pics, ces derniers recherchant ces insectes ou leurs larves dans le bois déjà fragilisé.

Lorsque ces invasions entrainent la création de cavités, celles-ci constituent vite des abris idéaux pour que la petite faune y ponde et s’y reproduise. Les insectes et gastéropodes, par exemple, ne quitteront pas ce milieu jusqu’à ce qu’ils atteignent leur taille adulte. Par la suite, ils reviendront dans ces sanctuaires pour y délivrer la future génération.

De même, de nombreux oiseaux (pics, sitelles, rapaces nocturnes…) et mammifères (chauve-souris, musaraignes, hérissons, etc) se nourrissent d’espèces saproxyliques*. L’intérieur des troncs constituent donc pour eux un véritable garde-manger. C’est pourquoi ils n’hésitent pas à utiliser ces endroits pour se réfugier et nicher.

Enfin, les insectes saproxyliques, les champignons et les bactéries participent à la décomposition du bois jusqu’à sa transformation en humus, élément essentiel au des sols forestiers.

Ôter le bois mort des forêts représenterait une menace directe pour la survie de nombreuses espèces. Aussi, l’AEV laisse obligatoirement 2 arbres par hectares présentant des qualités spécifiques pour la faune et la flore, dans toutes les forêts régionales dont elle assure la gestion.

Ces arbres sont morts sur pied ou laissés au sol, et chacun d’eux forment de véritables niches écologiques, propices au développement de la biodiversité.

*Une espèce saproxylique décompose le bois pour s’en nourrir.

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