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Mont Guichet, le renouveau d’un territoire agricole

03.07.18
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Une poche de verdure au-delà du périphérique. Au croisement des communes de Chelles, Gagny et Montfermeil, les coteaux ensoleillés du Mont Guichet, qui culmine à 100 m d’altitude, tombaient à l'abandon. Mais grâce à l’action déterminée de l'Agence des espaces verts, champs et bois bourgeonnent désormais de nouveaux projets, à la suite de l’appel à candidatures lancé fin 2017 pour redynamiser l’agriculture sur ce site.

« Il n’y a pas de territoire sans avenir, il n’y a que des territoires sans projets ». Une formule choc au service d’une ambition régionale claire que Christelle Angeniol, Responsable de la mission « Agriculture » au sein de l’Agence des espaces verts, se plaît à mettre en pratique pour chacun des appels à projets. Et celui concernant la location des terres agricoles de l’espace naturel régional de Mont Guichet ne déroge pas à la règle.

Au printemps, l’AEV a décidé de redonner un avenir au Mont Guichet : Hanane Somi et Kaiping Li, toutes deux maraîchères, Pierric Petit, un viticulteur et Hassan Fere, entrepreneur en éco-pâturage, ont été désignés lauréats pour assurer le renouveau du site et renouer avec son passé agricole. Ces installations auront lieu de manière effective entre l’automne 2018 et le printemps 2019.

Des terres à protéger de l’urbanisation

Très tôt, l’AEV s’intéresse à ces parcelles, remarquables à plusieurs titres : leur situation géographique, tout d'abord, au cœur d'une zone très urbanisée, leurs espaces vallonnés et bocagers ensuite, qui offrent de très belles vues sur la vallée de la Marne, et leur qualité écologique enfin, qui en font un haut lieu de biodiversité.

« Autrefois cultivés, ces coteaux exposés plein sud subissaient de plein fouet la déprise agricole. En effet, plutôt que de les cultiver, les agriculteurs préféraient laisser en jachère ces terres enclavées, entourées par la ville, difficilement accessibles aux encombrantes machines d'exploitation » se souvient Christelle. D’où la nécessité d’une intervention foncière ciblée pour préserver ces terres menacées par l'urbanisation galopante.

Dès 1998, l’AEV a mis en place plusieurs outils pour garantir l’avenir agricole du Mont Guichet. En 2000, la création d’un Périmètre régional d’intervention foncière (PRIF), avec la commune de Chelles et la Région Île-de-France, sauvegarde 85 hectares de l'étalement urbain. S’ensuit un classement en Espace naturel sensible (ENS) par le département, qui accélère la préemption des terres. Puis, en 2012, l'AEV acquiert une grande partie du site.

Un projet de territoire solide

Consciente du besoin d’implanter des systèmes agricoles plus autonomes dans cette zone enclavée, l’AEV, en étroite collaboration avec la SAFER et la ville de Chelles, a lancé fin 2017 un appel à projets. L’objectif ? Mettre les parcelles à disposition d’agriculteurs dans le cadre d’installations à plus petite échelle et pour des activités diversifiées.

« Le métier d’agriculteur ne s’invente pas. Il demande de l’exigence, de la rigueur et bon nombre de connaissances techniques qui ne sont pas à la portée du premier venu. C’est pourquoi nous exigeons plus qu’une simple déclaration d’intentions. Les premières rencontres organisées avec les agriculteurs candidats ont été l’occasion de pointer les projets qui n’étaient pas assez mûrs », explique Christelle.

Résolument tournés vers les circuits courts, l’agriculture biologique et la commercialisation de proximité, les 4 entrepreneurs lauréats ont su convaincre par « la viabilité économique de leurs projets respectifs et leur volonté de travailler en synergie, entre eux et avec les villes à proximité », s’enthousiasme Christelle. La fin d’une longue période d’errance pour certains d’entre eux : « L’accession à la terre est un véritable parcours du combattant sur le territoire francilien. C’est seulement après plusieurs années de recherches que je vais enfin pouvoir poser mes outils sur cette belle plaine de Mont Guichet », lâche Hanane Somi.

Des synergies à faire germer

« Nous souhaitions que les candidats mutualisent leurs efforts afin qu’ils optimisent leurs ressources foncières et financières. C’est pourquoi nous avons organisé sur site une première rencontre entre les agriculteurs retenus, raconte Christelle. Ils ont tout de suite sympathisé, et chacun a fait part de son enthousiasme à faire fructifier la terre qu’ils avaient sous leurs pieds ». Mais c’est aussi à leur gestion mutualisée de l’eau et des bâtiments – besoin commun à chacune des exploitations – que se mesurera la réussite de ce projet de territoire, fondé sur la collaboration.

Et pour parfaire ce cercle vertueux, l’AEV va signer avec chacun des nouveaux locataires un bail rural à long terme, qui permettra d’envisager l’avenir de leurs exploitations avec sérénité. « Je me réjouis de ces nouvelles installations, qui sont un pas de plus pour maintenir l’agriculture près des villes et renouveler le visage de l’agriculture francilienne » se félicite Anne Cabrit, fière d’afficher un taux de maintien de 86 % sur les installés des 10 dernières années.

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