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La brigade équestre de l'AEV en forêt régionale de Bondy © Hellio - Van Ingen
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Les séquoias de l'allée des Lions en forêt régionale de Ferrières © Hellio - Van Ingen

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3 questions à Claire Nowak, Responsable de la gestion forestière, de la chasse et de la surveillance

21.03.18
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Malgré ses nombreux voyages qui l’ont menée de son Grand Est natal à l’Île-de-France, en passant par les États-Unis, Claire a gardé ses racines… en forêt ! Rencontre.

- Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

La forêt, je suis un peu née dedans... J’ai grandi dans une région rurale et très boisée, dans l’Est de la France, en bordure d’un bois de chênes traversé par les bunkers de la ligne Maginot. C’était un espace assez fascinant, et je pense que j’ai attrapé le virus là-bas.

J’ai longtemps tourné autour du sujet en étudiant la géographie, l’économie territoriale et l’aménagement du territoire à Sciences Po. Puis une rencontre avec les forestiers de l’ONF en Île-de-France a fini de me convaincre de faire de la forêt mon métier. J’ai alors été me former à l’université de Yale, aux États-Unis, pour rapporter en France un regard un peu différent.

Après un an passé dans le Nord-Pas-de-Calais, au Centre Régional de la Propriété Forestière, à conseiller les propriétaires de forêts privées sur la façon dont gérer leurs terrains, je suis revenue en Île-de-France.

- Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

La forêt est gérée pour satisfaire 3 usages : la préservation de la biodiversité, le développement de la filière bois et l’accueil du public. Aux États-Unis, du fait de l’immensité des territoires, on peut presque réserver une forêt à chaque usage. En Île-de-France, la densité de population est telle qu’il est impossible d’adopter le même système de gestion. Tous les usages se superposent. Il faut obligatoirement équilibrer l’accueil, l’habitat et la production au sein de chacune de nos forêts régionales. C’est ce défi qui rend notre travail fascinant et qui m’a poussée à choisir l’Agence des espaces verts.

- Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

Il n’y a pas de journée type ! J’ai la chance d’avoir un poste « couteau suisse » : gros projets et petits chantiers alternent tout au long de l’année.

La gestion de chacune de nos forêts est pensée sur le long terme et formalisée par un document d’aménagement forestier, fruit d’un travail en commun avec l’ONF, les élus et les associations locales. 3 à 4 documents de ce type sont réalisés chaque année pour remettre en gestion nos massifs régionaux.

Mais la vie des forêts est aussi rythmée par une série de chantiers plus ponctuels que j’aide à mettre en place. Le dernier en date est une réouverture de landes par abattage et débardage à cheval en forêt régionale de Grosbois, dans le Val-de-Marne. Je m’assure que nos techniciens ont les informations et les budgets nécessaires pour entretenir les sites et j’encadre la surveillance des lieux par l’intermédiaire, notamment, de la brigade équestre.

En complément de tous ces outils de gestion des milieux naturels vient la chasse. Comme nous n’avons plus de grands prédateurs en Île-de-France, l’action de l’Homme est nécessaire pour réguler le gibier. L’AEV la met en place sur ses territoires dans le souci de pratiquer une chasse de régulation respectant les meilleures pratiques, avec ses locataires privés ou lors de chasses internes.

Pour résumer, je joue un rôle d’interface entre tous les acteurs de la gestion des espaces naturels régionaux pour leur permettre de travailler ensemble, en bonne intelligence.

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